L’épidémie d’ continue de progresser dans l’est de la République démocratique du Congo sans qu’aucun patient n’ait encore été officiellement déclaré guéri depuis le début de cette 17ᵉ flambée recensée dans le pays depuis 1976.
Selon le dernier rapport de situation publié le 22 mai par les autorités sanitaires congolaises, la situation reste particulièrement préoccupante dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les équipes de riposte peinent encore à contenir efficacement la propagation du virus.
Les données cumulées arrêtées au 21 mai font état de 83 cas confirmés, dont 78 enregistrés en Ituri, 4 au Nord-Kivu et 1 au Sud-Kivu. À cela s’ajoutent 746 cas suspects, 9 décès confirmés et 176 décès probables.
Mais l’indicateur qui inquiète le plus reste l’absence totale de guérisons officiellement recensées à ce stade de l’épidémie. Le rapport gouvernemental mentionne explicitement « 0 guéris signalés », une situation qui traduit les difficultés auxquelles la riposte sanitaire est actuellement confrontée sur le terrain.
Une surveillance des contacts encore insuffisante
Les autorités sanitaires reconnaissent que le suivi des personnes exposées au virus demeure largement insuffisant. Sur les 1.603 contacts identifiés, seuls 342 font l’objet d’un suivi quotidien, soit un taux de surveillance de seulement 21,3 %.
Cette faiblesse dans le traçage des contacts constitue un obstacle majeur à l’interruption rapide des chaînes de transmission, alors que le virus continue de circuler activement dans plusieurs zones de santé.
À Bunia, principal centre de laboratoire de la riposte, 1.737 échantillons ont déjà été analysés. Le taux de positivité atteint désormais 45,9 %, signe d’une circulation importante du virus dans les zones affectées.
L’Ituri demeure l’épicentre de la flambée
La province de l’Ituri concentre la quasi-totalité des cas confirmés. Les zones de santé de Rwampara, Bunia, Mongbwalu et Nyankunde figurent parmi les foyers les plus touchés. Rwampara totalise à elle seule 31 cas confirmés et plus de 600 contacts identifiés, tandis que Bunia enregistre déjà 15 cas confirmés.
Les autorités redoutent que l’absence de patients officiellement guéris n’alimente davantage la peur et la méfiance des communautés envers les centres de traitement Ebola, compliquant ainsi les efforts de prise en charge médicale et de sensibilisation.
Appel à la mobilisation communautaire
Face à cette évolution préoccupante, le gouvernement congolais intensifie les campagnes de prévention à travers l’opération « Stop Ebola ».
Les autorités appellent les populations à signaler immédiatement tout cas suspect via le numéro vert 151, à éviter les contacts à risque et à respecter strictement les mesures d’hygiène afin de limiter la propagation du virus dans les zones affectées.


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